Ecoutez ce que dit votre corps !

10 signaux d’alarme liés aux cancers à ne pas négliger

Découvrez les résultats de notre enquête en cliquant iciDes professionels à votre écoute - Cancerphone - 0800 15 800 Rendez-vous à temps chez votre médecin
"Ecoutez ce que dit votre corps" : une enquête de la Fondation contre le Cancer

Le bureau de sondage TNS-Dimarso a effectué, en janvier dernier, à la demande de la Fondation contre le Cancer, une enquête nationale auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 belges âgés de 18 ans et plus.

Par le biais de cette enquête par téléphone, la Fondation a souhaité découvrir quels sont les principaux signaux d’alarme du cancer connus par nos concitoyens.

  1. Quel est le profil des répondants ?
  2. Quelles questions ont été abordées ?
  3. Que tirer des principaux résultats de l’enquête ?
  4. La Fondation passe à l’action
Quel est le profil des répondants ?

1 039 personnes (âgées de 18 ans et plus) ont participé à la totalité de l’enquête. L’échantillon sélectionné est représentatif de la population belge.

Deux groupes de population ont été exclus : les personnes qui ont participé à un sondage au cours des quatre derniers mois, ainsi que celles qui ont pris part à une enquête sur le cancer durant les 12 mois précédents.

Graphique - Répartition par langue Graphique - Répartition par sexe Graphique - Répartition par classe sociale Graphique - Répartition par âge
Quelles questions ont été abordées ?

L’enquête débutait par la question ouverte suivante : quels sont, d’après vous, les signaux d’alarme du cancer ? Les réponses obtenues ont été catégorisées comme "connaissance spontanée" des signaux d’alarme.

Par la suite, des symptômes ont été énoncés aux répondants comme pouvant être ou non un signal d’alarme du cancer. Les personnes interviewées devaient dire, pour chacun de ces symptômes, s’ils pensaient qu’il s’agissait d’un signal d’alarme, en précisant le degré de leur certitude. Ils avaient le choix entre les réponses suivantes :

5 : oui, très certainement
4 : oui, probablement
3 : peut-être que oui, peut-être que non
2 : non, probablement pas
1 : non, certainement pas

Exemple de question : D’après vous, des difficultés à avaler peuvent-elles représenter un signal d’alarme du cancer ?

Les réponses obtenues dans ce cadre ont été catégorisées comme "connaissances suscitées" des signaux d’alarme.

Que tirer des principaux résultats de l’enquête ?

Afin de bien interpréter les résultats de l’enquête, il est important d’établir une liste des "connaissances spontanées" des signaux d’alarme du cancer. Cliquez ici pour découvrir cette liste.

Les connaissances "spontanées" des signaux d’alarme du cancer : résultats d’enquête
  • Les signaux d’alarme du cancer spontanément les plus cités sont la fatigue (30%), une grosseur ou un gonflement (23%), et la perte de poids (23%).

    Les femmes sont plus informées que les hommes concernant la fatigue (36% de femmes contre 23% d’hommes), ainsi qu’au niveau d’une grosseur ou d’un gonflement dans la zone de la poitrine (29% de femmes contre 16% d’hommes).

    Les symptômes d’alarme spontanément les moins cités sont les difficultés à avaler (1,5%), une blessure qui ne guérit pas (2,2%), des problèmes pour uriner chez les hommes (2,6%), ainsi qu’un enrouement persistant (2,6%).

Les connaissances "suscitées" des signaux d’alarme : résultats d’enquête
  • Parmi les personnes pour lesquelles la reconnaissance de certains signaux d’alarme a été encouragée, 7 sur 10 pensent qu’une grosseur ou un gonflement (70%), la modification ou l’apparition d’une tache pigmentée sur la peau (67%) sont certainement ou probablement des signaux d’alarme du cancer. Avec le même degré de certitude, 6 personnes sur 10 estiment qu’une modification au niveau de la poitrine pourrait être un signal d’alarme (59%). Environ 5 personnes sur 10 considèrent finalement qu’une perte de poids (54%), des problèmes pour uriner chez les hommes (53%), ou des pertes de sang anormales (53%) sont également certainement ou probablement des signaux d’alarme.

    Les signaux d’alarme suivants sont considérés comme n’étant certainement pas ou probablement pas des indicateurs du cancer : une blessure qui ne guérit pas (29%), un enrouement ou une toux persistante (23%), des difficultés à avaler (23%), ainsi qu’une modification du transit intestinal (23%).

La Fondation passe à l’action

Cette enquête révèle que la population belge connaît malheureusement mal les signaux d’alarme du cancer. Il est pourtant essentiel de pouvoir reconnaître de tels signes et, le cas échéant, de réagir de manière appropriée en se rendant chez son médecin.

Voilà pourquoi la Fondation contre le Cancer a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation intitulée "Ecoutez ce que dit votre corps". Elle est destinée au grand public.

Cette campagne a deux objectifs essentiels :

  • Rappeler quels sont les 10 signaux d’alarme du cancer et les porter à la connaissance du public.
  • Inciter les personnes qui constatent un ou plusieurs de ces signaux à consulter à temps leur médecin.

Cliquez ici pour consulter la brochure d’information.

Consultez votre médecin à temps

Un signal d’alarme ou un symptôme ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer : il peut s’agir d’une autre affection. Il ne faut pas paniquer inutilement. Mieux vaut consulter son médecin lorsque un ou plusieurs signaux d’alarme perdurent plus de deux semaines. Vous augmenterez ainsi vos chances de découvrir rapidement un éventuel cancer. De plus, un diagnostic précoce permet, le cas échéant, un traitement moins agressif et peut augmenter les chances de guérison.